Reconnaître une fausse pièce d’or
L’or attire les faussaires depuis toujours, et les pièces d’investissement très diffusées (Napoléon, Souverain, Krugerrand) sont des cibles de choix. Bonne nouvelle : quelques contrôles simples écartent la grande majorité des contrefaçons.
En résumé pour les pressés : vérifiez le poids, le diamètre et l’épaisseur ; observez le relief et la tranche ; testez le son. Au moindre doute sur une pièce de valeur, faites-la authentifier par un professionnel équipé.
Les grands types de faux
- Les pièces fourrées (plaquées) : une âme d’un métal moins noble (tungstène, laiton…) recouverte d’or. Elles trahissent presque toujours un écart de poids ou de dimensions.
- Les copies moulées : reproduction par moulage, au relief mou et aux détails empâtés, souvent avec des bulles ou une tranche défectueuse.
- Les fausses pièces en bon or mais hors normes : parfois au bon titre, mais au mauvais poids ou frappées à partir de faux coins.
Le contrôle dimensionnel et pondéral
C’est la première barrière, et la plus efficace. Chaque pièce a un poids, un diamètre et une épaisseur officiels et constants. Un 20 francs doit peser 6,4516 g pour 21 mm ; un Souverain 7,98805 g pour 22 mm. Une balance de précision et un pied à coulisse suffisent : tout écart sensible est un signal d’alerte. Le tungstène, souvent utilisé pour imiter la densité de l’or, ne parvient pas à reproduire simultanément le bon poids ET les bonnes dimensions.
L’examen visuel
Observez le relief à la loupe : sur une vraie pièce, les détails sont nets et la frappe franche. Un relief mou, des contours flous, des bulles, une tranche bavée ou une striure irrégulière trahissent un moulage. Comparez aussi la couleur : un or trop rouge ou trop jaune par rapport à une pièce de référence doit éveiller le doute.
Les tests complémentaires
Le test du son (« ping test ») : une pièce d’or véritable, posée en équilibre et frappée doucement, émet une note claire et prolongée ; un faux fourré sonne mat. Le test de l’aimant : l’or n’est pas magnétique ; une pièce attirée par un aimant est forcément fausse (l’inverse n’est pas une preuve d’authenticité). Pour aller plus loin, des appareils non destructifs mesurent la conductivité ou la composition par fluorescence X.
Les signaux qui doivent alerter
Un prix « trop beau pour être vrai », un vendeur pressé, une pièce vendue sans aucune garantie, un poids approximatif, une tranche douteuse : autant de drapeaux rouges. Pour les achats importants, privilégiez un professionnel qui garantit l’authenticité et reprend la pièce.
Questions fréquentes
Comment vérifier qu’une pièce d’or est authentique ?
Contrôlez d’abord le poids, le diamètre et l’épaisseur officiels, puis observez le relief et la tranche. Au moindre doute, faites authentifier la pièce par un professionnel.
Le test de l’aimant prouve-t-il qu’une pièce est en or ?
Non : l’or n’étant pas magnétique, une pièce attirée par un aimant est forcément fausse, mais l’absence d’attraction ne prouve pas à elle seule l’authenticité.
Qu’est-ce qu’une pièce fourrée ?
Une contrefaçon faite d’une âme en métal moins noble recouverte d’or. Elle se trahit presque toujours par un écart de poids ou de dimensions.
