Le Souverain britannique
Pendant britannique du Napoléon, le Souverain (« Sovereign ») est l’une des pièces d’or les plus diffusées au monde. Son revers — saint Georges terrassant le dragon, gravé par Benedetto Pistrucci — est l’un des plus célèbres de la numismatique.
En résumé pour les pressés : 7,98805 g, titre 916,7 ‰ (22 carats), soit 7,3224 g d’or fin. Très liquide, reconnu internationalement, avec une grande variété d’ateliers et d’effigies qui intéressent les collectionneurs.
Caractéristiques techniques
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Poids total | 7,98805 g |
| Titre | 916,7 ‰ (22 carats) |
| Or fin | 7,3224 g |
| Diamètre | 22,05 mm |
Une histoire de deux siècles
Le Souverain moderne est introduit en 1817, lors de la grande refonte monétaire britannique. Le motif de Pistrucci, saint Georges et le dragon, devient sa signature visuelle, repris pendant deux siècles. Sa stabilité de poids et de titre en a fait une monnaie de commerce international, longtemps utilisée bien au-delà des frontières du Royaume-Uni.
Les ateliers de l’Empire
Au-delà de Londres, le Souverain a été frappé dans les ateliers de l’Empire britannique : Sydney, Melbourne et Perth (Australie), Bombay (Inde), Ottawa (Canada) et Pretoria (Afrique du Sud). Une petite lettre d’atelier (« mintmark ») permet de les distinguer. Ces frappes coloniales, parfois à faible tirage, sont activement recherchées des collectionneurs et peuvent valoir nettement plus que leur or.
Effigies et variantes
Côté droit, les effigies se succèdent : Victoria (« jeune tête », « jubilé » de 1887, puis « tête voilée » ou « vieille tête »), Édouard VII, George V, puis les souverains du XXᵉ siècle et les frappes contemporaines. Il existe aussi un demi-souverain (3,99 g), version réduite, et des multiples. Cette diversité fait du Souverain un terrain de collection à part entière.
Sur le marché
Comme le Napoléon, le Souverain combine une forte liquidité et une prime modérée pour les frappes courantes. Sa reconnaissance internationale en fait une pièce d’or appréciée à l’export. Pour les frappes rares (certains ateliers, certaines années), la valeur de collection peut largement dépasser la valeur métal — d’où l’importance d’identifier précisément atelier et millésime.
Questions fréquentes
Combien d’or contient un Souverain ?
Un Souverain pèse 7,98805 g au titre de 916,7 millièmes (22 carats), soit 7,3224 g d’or fin.
Qui a gravé le saint Georges du Souverain ?
Le graveur italien Benedetto Pistrucci, dont le motif de saint Georges terrassant le dragon est repris depuis 1817.
Le Souverain contient-il plus d’or que le Napoléon ?
Oui : environ 7,32 g d’or fin contre 5,806 g pour le 20 francs. À cours égal, sa valeur métal est donc supérieure d’environ un quart.
